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Ce cycle SF se présente sous forme de deux trilogies: Elévation (Jusqu'au coeur du soleil, Marée stellaire, Elévation) et Redemption (Le monde de l'exil et Le monde de l'oubli, Le chemin des Bannis et Les rives de l'infini et Le grand Défi). En tout, près d'une dizaine de bouquins selon l'édition, parce que certains tomes sont séparés en 2 volumes différents pour des raisons de longueur... qui a dit pour des questions d'argent? Mauvaises langues!
L'élévation correspond au fait de modifier génétiquement une race afin que celle-ci puisse accéder à une intelligence supérieure et à la technologie du reste de la civilisation galactique. L'univers de la saga se situe donc dans un futur très lointain dans lequel le contact avec les civilisations extra-terrestres a déjà été établi. Ces civilisations suivent une hiérarchie et une règle très strictes en terme d'élévation: une race ancienne élève une race moins évoluée, cette dernière devient alors une race cliente et sert sa race patronne durant des centaines de milliers d'années. Ensuite de quoi, la race cliente peut à son tour élever une autre race.
Le cycle raconte l'histoire des humains au sein de cette civilisation galactique. Car, évidemment, la race humaine fait figure d'exception, étant donné que personne ne l'a élevée et qu'elle a accédé à la technologie par ses propres moyens en suivant son processus d'évolution. Ce que réfutent certaines races qui pensent que les humains ont en réalité été élevés par une race aujourd'hui disparue. Autre problème: lors du contact entre les humains et les civilisations extra-terrestres, les humains ont déjà eux-mêmes élevé deux races: les dauphins et les chimpanzés. Semant un vent de révolte au sein des autres races clientes.
Voici une saga que j'ai beaucoup aimée. Plus qu'un space-opera, elle empiète aussi parfois un peu sur de la fantasy et s'inscrit dans un contexte politique très tendu. Il n'y est pas question de guerre à la starwars, même s'il y a quelques tirs et explosions. Avec un style convaincant, l'auteur nous emmène dans un univers où les dauphins pilotent des vaisseaux spatiaux tout en dialoguant en Haikus et où les chimpanzés sont presque l'égal de l'homme, pieds avec orteil en opposition en prime.
_________________ Le paradoxe du gruyère: Dans un gruyère, il y a des trous. Plus il y a de gruyère, plus il y a de trous. Or, les trous sont une absence de gruyère. D'où: plus il y a de trous, moins il y a de gruyère. Donc, plus il y a de gruyère, moins il y a de gruyère.
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